Carla Bruni y las municipales francesas
marzo 16, 2008 | 4 Comentarios
A mi modo de ver, la orquestación publicitaria de la imagen personal de Carla Bruni anuncia el Acto II de la presidencia de Nicolas Sarkozy: la guerra política sin cuartel comienza con la guerra de las imágenes. Esa es la historia que contaré mañana.
[ .. ]

La actualidad del día es mucho más prosaica. La izquierda socialista ha ganado las elecciones municipales. La France Press lo cuenta de este modo: PS y aliados, 49,5 %; UMP y aliados 47.5 %. La izda. socialista confirma o gana París, Lyon, Estrasburgo, Toulouse, mayoritaria en la Francia urbana. La dcha. conserva o gana Burdeos, Marsella, mayoritaria en la Francia rural.
France Press, poco después de las once de la noche del 16 marzo 08, resume la situación provisional de esta manera:
PARIS (AFP) - La gauche apparaissait dimanche comme le grand vainqueur des municipales et cantonales, avec un raz-de-marée de victoires à Toulouse, Strasbourg, Caen, Reims, Metz, Amiens, Blois ou Angoulême, tandis que le suspense perdurait dans la soirée à Marseille. Evènement.
Selon un sondage CSA Dexia, le rapport de forces gauche-droite s’est établi à 49,5% au PS et ses alliés contre 47,5% à l’UMP et ses alliés. Il était de 47%-45% au premier tour, toujours en faveur de la gauche.
Malgré l’appel des deux camps à une plus forte mobilisation des électeurs, le scrutin a été marqué par une abstention sensiblement identique -et record depuis 1959- (34,5% selon les instituts de sondage) à celle du premier tour.
Le PS et ses alliés, qui misaient sur la reconquête de 30 des 40 villes de plus de 20.000 habitants perdues en 2001, ont repris Toulouse, Strasbourg, Saint-Etienne, Dax, Mende, Valence, Quimper.
Ils ont aussi conservé Romans, Belfort, Evreux, Brest et Bar-le-Duc.
A Marseille, le suspense perdurait à 21H15: le chef de file socialiste dans la ville, Jean-Noël Guérini, serait battu dans le troisième secteur, décisif, par l’UMP Renaud Muselier, selon Ipsos-Dell, mais ils sont à égalité selon TNS-Sofres.
Le ministre UMP de l’Education Xavier Darcos a échoué pour 113 voix à conserver la mairie de Périgueux. A l’inverse, son collègue le secrétaire d’Etat “d’ouverture” Jean-Marie Bockel conserve Mulhouse pour 168 voix.
Son mouvement, Gauche Moderne, échoue cependant à Schiltigheim, 2e ville du Bas-Rhin, que le PS conquiert.
Dans les villes de plus de 100.000 habitants, les victoires sont très nettes pour la gauche à Caen, Reims et Amiens (56% dans ces trois cas). Rouen avait été gagné dimanche dernier.
Metz aura son premier maire de gauche depuis 1848, en raison surtout des divisions à droite. “Nous payons le prix des divisions” dans plusieurs villes, a d’ailleurs réagi le ministre du Travail Xavier Bertrand.
La gauche a par ailleurs conforté ses positions en l’emportant à Lille, après Lyon, Nantes, Besançon, Dijon et Limoges dès dimanche dernier.
En outre, elle garde Angers où la droite avait placé ses espoirs de conquête en un jeune UMP. Le maire PS sortant, Jean-Claude Antonioni, est réélu, malgré un ballottage très délicat.
La droite emporte Agen (NC), Calais (UMP) et Châtellerault (NC), et garde Le Havre, Orléans, Vannes, Moulins, Beauvais, Saint-Brieuc.
A Paris, la victoire du maire sortant PS Bertrand Delanoë était acquise dès les résultats du premier tour.
A Pau, le président du MoDem François Bayrou perd son pari pour “moins de 1%” face à la candidate socialiste Martine Lignières-Cassou. Le sort national du MoDem s’en trouve compliqué.
Parmi les réactions des personnalités politiques, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a affirmé que Nicolas Sarkozy devrait “corriger la politique qu’il a conduite”.
L’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal a appelé “à transformer le vote sanction en vote d’avenir”, paraissant accélérer brusquement la course à la succession de M. Hollande.
Jack Lang lui a répliqué à distance en affirmant que “nulle faction, nulle personnalité (…) au sein du Parti socialiste n’est en mesure de revendiquer” les succès de la gauche.
A droite, le Premier ministre, François Fillon, a jugé “malvenu de tirer de ce scrutin des leçons nationales”, avant d’estimer que la gauche avait “partiellement rétabli” sa défaite de 2001. Le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, a lui aussi parlé d’un “rééquilibrage” entre la droite et la gauche.
M. Fillon a aussi confirmé que les réformes se poursuivraient sans infléchissement. “La bataille pour l’emploi et le pouvoir d’achat doit s’accentuer”, a-t-il dit.
Le président Nicolas Sarkozy, selon son entourage, n’a envisagé que des “ajustements” de son gouvernement avec quelques secrétariats d’Etat nouveaux.
La gauche devait également remporter un succès aux cantonales. Déjà à la tête de 51 départements sur 101, elle a gagné la Somme, les Deux-Sèvres et conserve la Seine-et-Marne.
Comentarios
4 Comentarios

Al grano…
Es decir, las reformas estructurales prometidas por Sarkozy volverán a postergarse, por aquello del coste electoral.
Lo dicho, el único país grande que está dando pasos es Alemania, gracias al pacto de gobierno entre los dos grandes partidos.
Francia e Italia van a seguir ahondando la senda del estacanmiento, ahora con el agravante de la crisis económica internacional. Al menos España tiene un pequeño colchón para amortiguar el golpe por un año, sin recurrir al endeudamiento, ¿penalizado? desde la UE.
Maty,
El “grano” es infinitamente más complicado.
Sarkozy tiene mayoría parlamentaria para gobernar Francia con mayoría absoluta. Nadie sabe como una victoria municipal influye en la gestión de un Estado. Se puede gobernar en Valencia y Madrid y estar out en el gobierno de España. El PS ya gobernaba en París desde el 2001: y eso no le impidió en absoluto perder sucesivas elecciones legislativas y presidenciales.
Merkel no tiene mayoría para gobernar a su aire. En Alemania gobierna una Gran coalición de la democracia cristiana y la socialdemocracia. Schroeder (socialdemócrata) pudo reformar con más libertad, a su aire, que no siempre era ni es el aire del SPD.
Mezclar todo eso con la crisis financiera actual es algo muuuuuyyyyyyyy complicado y no sé si muy sensato: se puede aumentar la fiscalidad municipal (para bien o para mal, según se mire) y bajar la fiscalidad del Estado (si es que los gobernantes son capaces y así lo desean), sin que eso influya de manera determinante en la marcha de las decisiones de la BCE, que mira esencialmente a los diferenciales de inflacción.
Muy groseramente: vaya usted a saber…
Q.-
Los políticos, políticos son, y anteponen su continuidad en el poder al bien común, al menos los españoles.
Francia será interesante en el momento que se implementen tales reformas, no antes. Tienen mucho camino que recorrer tras décadas de inmovilismo.
Cierto lo de Schroeder en Alemania, como Blair en el Reino Unido, pero son izquierdas muy distintas a la francesa, italiana y española actual.
Prefiero un árbol que ha sido bien abonado, podado y sulfatado a otro que no, en una época de sequía de liquidez. Quien tiene la liquidez, como país, es Alemania, cuyos bancos han estado financiando el crecimiento económico español de estos años, pero que han cerrado el grifo para nuestro mercado, donde los pantanos están bajo mínimos, a excepción del Santander e ING Direct.
Centrándonos en España…
Marc Vidal ¿Tranquilos?