Hamás, Fatah y la guerra civil entre palestinos
febrero 22, 2009 | 5 Comentarios
Si las últimas elecciones han enterrado, en Israel, las vagas esperanzas de una solución negociada, basada en el principio de dos Estados, Israel y nosotros, la guerra civil entre familias palestinas (Hamás y Fatah), antes, durante y después de la última campaña de Gaza, ilumina el otro rostro de la misma tragedia bíblica.
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Haaretz y Le Monde informan de esa guerra civil palestina con una pulcritud y detalle que contrasta con los silencios carpetovetónicos ante una guerra civil palestina que The Independent Commission for Human Rights (ICHR) y Amnesty International documentan denunciando asesinatos, persecuciones y torturas.
Haaretz, 10 febrero 09, Hamas carrying out ‘deadly campaign’ against opponents in Gaza.
Le Monde, 22 febrero 09:
Règlements de comptes, violences : sous la coupe du Hamas, Gaza vit dans la crainte
Gaza. Envoyé spécialREPORTAGE
Allongé sur son lit, la jambe dans une gouttière de plâtre, il préfère ne pas donner son nom. Appelons-le Ahmed. Grand, solide, à 31 ans, il ne craignait rien ni personne. Pourtant, le 28 janvier, lorsqu’une voiture blanche s’est arrêtée devant sa maison, et que des hommes masqués l’ont contraint de monter sous la menace d’un pistolet, Ahmed a cru ne jamais revenir. Ses ravisseurs ont dit qu’ils étaient de la sécurité interne et qu’ils avaient des questions à lui poser. Yeux bandés, mains attachées, il a subi trois heures de tortures dont il nous montre les traces. Ahmed est membre du Fatah, ses tortionnaires voulaient tout savoir : ses activités, ses relations avec Ramallah, les fonds reçus pour ses oeuvres sociales.
Cet ancien policier raconte : “ Ils m’ont frappé sur les orteils, les coudes, les mains, les parties génitales en disant que comme ça je n’aurai plus d’enfants. Ils étaient une dizaine et se relayaient deux par deux. Puis ils m’ont dit qu’ils allaient me tuer car je ne voulais pas collaborer. Ils m’ont revêtu de l’habit de la mort, une djellaba blanche, et m’ont emmené près du souk devant un poteau. Ma tête était enveloppée par ma chemise. J’ai entendu armer la Kalachnikov. Un premier coup de feu m’a touché à la cuisse et le second a été tiré dans le genou. Je suis tombé et la voiture est partie. J’ai appelé au secours. ”
Ahmed a eu ” de la chance “. La première balle n’a pas touché le fémur et la seconde a endommagé partiellement le genou. Mais le nerf a été lésé et il ne sait pas ce qu’il adviendra de sa jambe. D’habitude, les victimes sont contraintes de se mettre à genoux et la balle est tirée à bout portant, par derrière, ce qui fait exploser totalement l’articulation. Quelquefois, c’est la perceuse qui est utilisée pour faire parler les réfractaires. The Independent Commission for Human Rights (ICHR) a recensé 49 cas de tirs dans les jambes et les genoux.
Tous n’ont pas porté plainte comme Ahmed. ” Les gens ont peur. Ils craignent des représailles, qu’on leur tire dessus. Même les autres organisations de défense des droits de l’homme ont longtemps hésité avant d’enregistrer les plaintes. Nous avons été les premiers à le faire “, explique Subhia Juma, juriste de l’ICHR.
La guerre de 22 jours contre le Hamas a déclenché une peur panique chez les islamistes de la bande de Gaza. ” Ils voyaient des espions partout, des collaborateurs innombrables. Ce fut une véritable parano. Ils ont cru que le Fatah allait organiser un coup d’Etat à la faveur de l’offensive terrestre “, raconte un témoin qui, lui aussi, préfère rester anonyme.
Selon l’ICHR au moins 160 personnes ont été assignées à résidence avec leur famille en dépit des bombardements. Tous ceux qui avaient le malheur de dire que le Hamas était responsable du déclenchement de l’opération ” Plomb durci ” étaient dénoncés et battus. Des scènes de tabassage filmées circulent sans que l’on puisse certifier leur authenticité. Des tracts ont été distribués par ” l’unité de contrôle des brigades Ezzedine Al-Qassam “, le bras armé du Hamas, interdisant à la population de se déplacer la nuit sous peine de se ” voir réglé son compte “.
Ce climat de terreur n’a pas pris fin avec le cessez-le-feu du 18 janvier. Les Gazaouis vivent dans la crainte de voir débarquer les hommes encagoulés.
C’est ce qui est arrivé à Oussama Atallah. Le 27 janvier, on a sonné à la porte. Toujours la sécurité interne. Cet enseignant de 40 ans, membre du Fatah, a été emmené pour interrogatoire. Le lendemain matin sa famille est informée qu’il est blessé et se trouve à l’hôpital Chifa. Au bout de plusieurs heures, ses proches découvrent qu’il est mort. Une balle lui avait été tirée dans le dos sous l’omoplate droite. L’opération s’était bien passée. Les causes de la mort ne sont pas connues. Pour la famille, pas de doute : il a été assassiné après l’intervention chirurgicale, peut-être par strangulation, par deux agents de sécurité qui ont pénétré dans la salle de réanimation et expulsé le médecin. Peut-être avait-il reconnu l’un de ses tortionnaires ? Les dossiers de l’opération et de l’autopsie ont disparu.
Au total 27 personnes ont été tuées, selon le recensement de l’ICHR, tandis que le Centre palestinien pour les droits de l’homme a répertorié 32 victimes. Parmi elles figurent certains détenus de la prison accusés de collaboration qui ont été abattus par les gardiens après le bombardement par Tsahal, le 28 décembre, et la destruction du complexe de la Saraya où elle était située. L’un d’entre eux, Saleh Jahjoub, blessé et hospitalisé sera retrouvé mort le 21 janvier. Il avait une balle dans le corps.
La famille Najjar, elle, a failli y passer au complet. C’était le 4 janvier. Les encagoulés sont venus. Le fils, Amar, raconte : ” Ils voulaient parler à mon père Hicham. Ce dernier leur a demandé de s’identifier. Ils ont refusé. Nous étions tous dans la rue. Alors ils ont commencé à tirer. Les femmes sont sorties et ils ont continué. ” Bilan : un mort, Hicham, 51 ans, et dix blessés, dont deux jeunes filles et la grand-mère de 72 ans. Les trous dans la porte métallique de l’entrée sont exhibés pour preuve de ce qu’Amar appelle ” un exemple pour les gens du quartier. Si vous ne vous tenez pas tranquilles, c’est le sort de la famille Najjar qui vous attend “.
Amnesty International s’est livré à une enquête approfondie et a dénoncé “ une campagne d’enlèvements, de meurtres délibérés, de tortures et de menaces de mort contre ceux qui étaient accusés de collaboration avec Israël ainsi que contre les opposants et les critiques “.
Le Hamas a réfuté les accusations. Taher Al-Nounou, un porte-parole, a expliqué qu’il fallait ” prendre en compte les actions de la résistance pour se protéger contre les collaborateurs en temps de guerre “. Les assassinats ont été mis sur le compte de vengeances entre familles. Dans les cas les plus criants, une enquête a été promise. Pour la mort d’Hassan Hijazi, le 7 janvier, à Jabaliya, le Hamas a reconnu qu’il s’agissait ” d’une erreur “.
Aujourd’hui, dans la bande de Gaza, il n’y a plus ni tribunaux, ni postes de police, ni prison. Tout a été détruit par les bombardements. On ne sait même pas où les prisonniers sont détenus et combien ils sont.M. B.-R.
Las negritas son mías.
- Israel, Oriente Medio y Palestina, en este Infierno.
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Merci, Q. así nos enteramos de algo decisorio que permite calibrar cómo las cosas van (o no) yendo.
Nina,
Vaya usted a saber…
Q.-
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