Decíamos ayer: España up, Francia down.
[ .. ]
Hoy, Patrick Artus, economista en jete de Natixis:
“El país que recibe muchas inversiones es España, donde la inversión aumenta más de prisa. España nos come, con sus costos de producción inferiores a los nuestros”.
España, locomotora económica con mucho paro y crisis política de fondo.
Podemos, PSOE, PP y el futuro del modelo político español.
“España, locomotora económica de Europa”.
El nuevo milagro o “milagro” español en Europa.
España up, Francia down.
Francia, Italia y España en el pelotón de los torpes.
Europa (s).
España.
Francia.
Economía.
[ .. ]

Les Echos, 25 febrero 2015.
Patrick Artus : “L’Espagne est en train de nous manger”
Marie-Christine Corbier
Comment faut-il interpréter l’enquête de l’Insee sur le climat des affaires?
On a en effet un soutien de la demande très important dû à la baisse des prix du pétrole, à la baisse de l’euro et au fait que les politiques budgétaires sont moins restrictives -en France comme en Italie, on ne réduit plus les déficits publics. La baisse des prix du pétrole crée un choc très favorable sur la demande, ce qui se voit d’ailleurs sur la consommation ou les ventes de voitures. Ce choc est bon pour les ménages, mais il n’a pour l’instant aucun effet sur le comportement des entreprises. Il ne les a pas amenées à devenir plus optimistes ni à investir davantage. Alors même que les chocs similaires liés au pétrole de 1986 ou de 1998 avaient, eux, provoqué un boom économique.
Tout cela se reflète dans les carnets de commandes…
Oui, et c’est cela qui est très grave. Les commandes de biens d’équipement européennes sont strictement plates à un niveau défavorable, montrait récemment une enquête européenne. Et celle de l’Insee nous le confirme. Il n’y a pas d’amélioration des intentions d’investissement. Or, si on veut que l’effet du prix du pétrole soit durable, il faudrait que les entreprises investissent davantage.
Pourquoi la reprise en s’enclenche-t-elle pas?
D’abord parce que la compétitivité de la France – et de la zone euro – reste très mauvaise. Car, même si l’euro s’est déprécié assez fortement par rapport au dollar, on n’a pas un euro faible. Car toutes les monnaies des pays émergents (Brésil, Inde, Turquie…) et le yen ont, eux, considérablement baissé. On a donc toujours un gros problème de compétitivité. Deuxième explication: les arbitrages d’investissement à l’intérieur de la zone euro sont défavorables à la France. Le pays qui reçoit énormément d’investissements, c’est l’Espagne. Dans ce pays, l’investissement augmente vite et on a un déplacement de la capacité de production européenne vers le pays le moins cher. L’Espagne est en train de nous manger, avec des coûts de production inférieurs aux nôtres. Enfin, les entreprises disposent encore de capacités de production qui leur permettent de satisfaire le supplément de consommation. Et comme elles ne sont pas convaincues que les choses vont durablement aller mieux, cela ne les pousse pas à investir davantage… M-C.C., Les Echos
Las negritas son mías.
Deja una respuesta